Jardins partagés à Toulouse

Nouveau : la carte des jardins partagés à Toulouse (merci à Partageons les Jardins !)


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La ville de Toulouse encourage et accompagne les projets de jardins partagés. Ainsi, la création de ces espaces jardinés en commun se fait par une démarche participative qui constitue une approche très concrète de développement durable. Après Monlong, inauguré en juin 2009, huit autres jardins partagés sont en cours de création.

Une démarche concertée

Le jardin partagé consiste à utiliser collectivement un terrain aménagé en jardin. Son usage a été réfléchi en amont par les habitants et les associations d’un quartier avec la collectivité. La démarche est participative, créatrice de lien social ; elle est respectueuse de l’environnement. Outil de médiation sociale, complément de revenu, le jardin partagé est avant tout le plaisir de vivre la nature en ville.

Le prestataire SaluTerre accompagne la Ville pour assurer la mise en place de jardins partagés. Il intervient au cas par cas : accompagnement complet – de la mobilisation des habitants au suivi de chantier – ou simple soutien à la mobilisation et la concertation.

Avec son aide, la ville de Toulouse a d’abord mis en place une charte des jardins partagés. Objectif? Donner un cadre commun aux différentes initiatives. L’ouverture d’un jardin partagé s’inscrit dans un processus en quatre étapes : le diagnostic des lieux, la mobilisation des habitants, la définition concertée des usages et la mise en place de règles communes de fonctionnement. Chaque demande est instruite par un comité de pilotage composé de cinq élus municipaux. Pour chaque jardin, une convention annuelle, précisant les termes et les conditions de partenariat entre le référent du groupe de jardiniers et le maire de Toulouse, est signée entre les parties. Lesquelles s’engagent à respecter la charte. Le renouvellement de la convention annuelle se fait sur la base d’un bilan.

Pour une diversité de jardins partagés

La ville de Toulouse reçoit de nombreuses demandes de jardins partagés Si la démarche est encadrée par la charte, la taille et l’usage, paysager ou potager de chaque jardin, peuvent varier en fonction de ses objectifs : sociaux, culturels, pédagogiques etc. Les habitants jardiniers ont le choix de leurs plantations à condition que le jardin s’intègre harmonieusement dans le paysage urbain et soit entretenu de manière écoresponsable.

Trois jardins partagés, situés sur le périmètre du Grand Projet de Ville (GPV), ont été mis en route en mars dernier. Tintoret à Bellefontaine et Glück Gallia à la Reynerie devraient être ouverts aux habitants au printemps 2011. A Empalot, il est proposé un fleurissement partagé sur le rond point Daste et l’emplacement des cultures potagères est en cours de définition.

En juin dernier, le comité de pilotage municipal a choisi de lancer d’autres jardins partagés en 2010, en particulier :

– Un jardin est prévu à la Cité Madrid, en collaboration avec le bailleur social Habitat Toulouse et le tissu associatif local.

– Un jardin verra le jour route de Saint Simon au Foyer des migrants vieillissants grâce à l’association des résidents du foyer et au CCPS, association qui s’adresse aux populations d’origines culturelles variées.

– Deux projets de collectifs d’habitants, ont été retenus pour cultiver sur du foncier ville de Toulouse : Pousse Cailloux à Saint-Cyprien et un autre sur le Jardin du Verrier dans le quartier des Chalets.

Un projet pourrait également voir le jour sur Papus, dans le secteur Béarn-Guyenne.

A noter : Il existe également à Toulouse sept sites de jardins familiaux. Ces espaces sont des parcelles de terre mises à la disposition individuelle des riverains. Elles leur permettent de disposer d’un espace d’autoproduction familiale. Et représentent une surface totale d’environ 80000 m2 jardinée.

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